Charles Pellegrini

Pellegrini
Charles Pellegrini

 

Le commissaire Charles Pellegrini est corse et défend son île avec passion. Mais ses engagements et son métier l’ont mené loin de la Corse, en Algérie d’abord, puis à Lyon et à Paris, où il a mené sa carrière dans la police jusqu’en 1990, notamment au sein de l’Office Central pour la Répression du Bandistisme (OCRB) ainsi qu’au sein de la cellule anti-terroriste de l’Elysée. Depuis, il dirige une société privée de renseignements, tout en étant écrivain à succès, alternant mémoires, thrillers et essais polémiques sur l’état des banlieues en France, avec un franc-parler qui fait grincer des dents.

 

Né en 1939, Charles Pellegrini a passé les treize premières années de sa vie dans un petit village au-dessus de Solenzara. Il veut devenir pilote de chasse. Finalement, ce sera la police, même si tout au long de sa vie il continuera de pratiquer l’aviation pour ses loisirs.

Engagé volontaire dans la guerre d’Algérie, il est soldat dans un commando de chasse en Grande Kabylie. Il est jeune et pense que l’Algérie devait rester française. Ce qu’il a vu là-bas l’a laissé dubitatif sur la présence française en Algérie, dira-t-il plus tard. Et il reste révolté par la façon dont ont été traités ceux qui ont apporté leur soutien à la France, au premier rang desquels les Harkis.

Après ces premières armes, il intègre l’école des commissaires de police à Lyon. Les révoltes de Mai 68 embrasent les grandes villes de France. A Lyon, il vit les affrontements côté policier. La mort d’un commissaire de police dont il est témoin le marque. Résolument du côté des forces de l’ordre, il déplore leur manque d’équipement et de préparation, en professionnel de la gestion du risque qu’il est devenu.