Le siège de Waco

51 jours qui ont choqué le monde.

David Koresh le gourou de Waco

Le siège de Waco désigne l'opération qui s'est déroulée du 28 février au 19 avril 1993 au Texas pendant laquelle l'ATF et le FBI —L'administration en charge du contrôle de armes, et la police fédérale américaine— firent le siège d'un complexe habité par une secte, les Davidiens, et leur gourou David Koresh. Le bilan final est de 82 morts chez les assiégés et 4 dans les rangs des forces de l'ordre.

Les Davidiens

Les origines de la secte

En 1929, un certain Victor Houteff se sépare de l'Église adventiste du septième jour, un groupe religieux fort de 20 millions de membres aux États-Unis, pour devenir le prophète de son propre mouvement, les Adventistes davidiens du septième jour, ou plus simplement les Davidiens. Ils aménagent à Waco en 1935, à l'endroit qu'ils appellent Mount Carmel. À la mort de Victor Houteff en 1955, un autre groupe appelé Branch Davidians se sépare des Davidiens, sous la houlette de Benjamin Roden. À la mort de ce dernier en 1978, son épouse Lois Roden prend les rênes. David Koresh lui succède en 1987.

Koresh n'a donc pas créé sa secte à partir de rien. Le véritable nom est Branch Davidians (ou The Branch), mais l'usage fait qu'on continue à les appeler Davidiens.

Mount Carmel n'est pas du tout une montagne mais un endroit isolé en rase campagne. Le nom fait référence à une petite chaîne montagneuse située actuellement en Israël que le Livre d'Amos présente comme une voie d'accès à Dieu. Il est situé à environ 12 km du centre de Waco, « Heart of Texas », qui compte plus de 100.000 habitants en 1990 (deux fois plus si on compte son agglomération).

Les Davidiens ont une approche millénariste et leur propre messie. Ils pensent vivre au temps du Jugement dernier, et que la fin des temps prépare la seconde venue du Christ (« Adventisme »). En 1959 Florence Houteff, qui avait pris la succession de son mari, annonça l'imminence de l'Apocalypse, et rassembla ses disciples à Mount Carmel. L'événement ne se produisant pas, la secte en sortit affaiblie.

Vernon Howell

Le véritable nom de David Koresh est Vernon Wayne Howel, né en 1959 à Houston au Texas. Il est le fils d'une mère de 14 ans, Bonnie Clark (1944–2009), et d'un père qu'il n'a jamais rencontré Bobby Howell (1939–2008). Son beau-père est un alcoolique violent. De 4 à 7 ans, il est élevé par sa grand-mère. Son enfance est décrite comme solitaire. Il est dyslexique. Il abandonne l'école après le collège, mais on dit de lui qu'il connaissait la Bible par cœur à 12 ans.

En 1981 une fille de 15 ans tombe enceinte de lui et il l'abandonne. Il devient alors un born again, de ces gens qui vivent un retour en religion. Il rejoint l'Église de sa mère, l'Église adventiste du septième jour. Mais il en est expulsé après avoir réclamé avec insistance la main de la fille d'un pasteur. En 1982 il rejoint les Branch Davidians et s'installe à Waco. Il a 23 ans.

David Koresh

David Koresh

L'ascension de David Koresh

Selon un survivant David Thibodeau, David Koresh a une liaison avec la leader des Davidiens, Lois Roden, 67 ans. En 1983 il est autorisé à enseigner au sein de la secte. 

En 1984, il épouse Rachel Jones, 14 ans, fille d'un couple de Davidiens.

Son étoile monte au grand dam de George Roden, le fils de Lois qui espère lui succéder. Celui-ci menace et chasse David Koresh, qui s'installe avec 25 disciples à Palestine, Texas, à 140 km de Waco. Koresh est pauvre mais actif. Il voyage beaucoup (Californie, Royaume-Uni, Israël et Australie). Il peaufine sa propre doctrine.

Lois Roden meurt en 1986, et son fils n'a pas ses capacités. Un événement étrange se produit : David Koresh porte plainte auprès du Shérif du Conté contre Roden l'accusant d'avoir exhumé un corps. Pour le prouver, il se rend à Mount Carmel pour prendre des photos, accompagné par 7 disciples armés. Une fusillade éclate avec Roden qui est légèrement blessé. Koresh et ses disciples sont arrêtés, mais acquittés après un procès de 2 semaines, et leur armes leur sont rendues. Le New York Times dira plus tard de l'incident qu'il était annonciateur des événements futurs sous bien des aspects.

En 1989, Roden tue son co-locataire avec une hache. Il est enfermé en institut psychiatrique et décédera en 1998. Comme Roden a de nombreuses dettes, David Koresh et ses disciples sont autorisés à prendre Mount Carmel s'ils s'engagent à rembourser les créanciers, ce qu'ils acceptent.

Mount Carmel Waco pendant le siège

Mount Carmel, le dernier jour du siège, le 19 avril 1993.

Le 28 août 1990 Vernon Howel devient officiellement David Koresh. Le prénom viendrait du Roi David, et le nom du Roi Cyrus (Kūraš, le soleil), fondateur de l'Empire Perse.

Manipulations

Lors de la tragédie finale, les événements ont parfaitement pu être perçus par ses membres comme l'apocalypse attendue par la secte, et ainsi valider les thèses millénaristes et apocalyptiques de leur gourou. Mais il est difficile de comprendre si on ne comprend pas la relation qu'entretient David Koresh avec ses disciples, au sein d'une secte de taille finalement très modeste, environ 120 membres.

Selon le Dr. Bruce Perry, psychiatre pour enfants pour l'État du Texas (vidéo ci-dessous), interrogé par CBS, David Koresh était sincèrement pieux et croyait à ce qu'il disait. Il était également passé maître dans l'art de manipuler les individus, enfants et adultes. Il savait créer une proximité étroite avec une personne, et lui procurer un bien-être, humain ou matériel, puis inspirer de la crainte en lui en privant, en imposant une pression affective à son encontre. Ses disciples sont décrits comme étant prêts à se sacrifier pour lui.

David Koresh chantait et jouait assez bien de la guitare électrique, avec son groupe, dans les clubs de Waco et aux célébrations à Mount Carmel. Il fut même question à un moment de produire ses propres compositions.

Koresh et les Jones

  • Rachel Jones (Née en 1969) resta sa seule épouse officielle. Il eurent un fils, Cyrus (1985), et deux filles, Star (1987) et Bobbie (1991). Rachel est décrite comme une des disciples les plus passionnées de son mari.
  • Michele Jones (1974), la jeune sœur de Rachel, devient à 13 ans une de ses « épouses spirituelles ». Ses filles, Serenity (1989) et les jumeaux Latwan et Chica (1991)  seraient tous de David Koresh.
  • David Jones (1954) leur frère, était le garde du corps de David Koresh. Entraîné au combat, il dormait à côté de son arme.
  • Leur père Perry Jones (1929) était Davidien depuis les années 40. David Koresh lui confie des missions comme la gestion de prestataires pour la secte. Il fut tué dès le premier jour du siège d'un coup de feu dans l'abdomen, à 66 ans.

Tous sont morts lors du siège de Waco, en 1993. Une seule exception : Mary Belle Jones, leur mère et épouse de Perry, échappa au massacre.

Doctrine et polygamie

Dès 1983, soit dès son arrivée au sein des Branch Davidians, David Koresh se décrit lui-même comme « le prophète ultime » ("The Final Prophet") et « le Fils de Dieu, l'Agneau » ("The Son of God, the Lamb").

Un des aspects les plus stupéfiants de sa doctrine concerne l'établissement de sa propre lignée, et des pratiques sexuelles qu'il impose au groupe. Polygame, il peut en tant que Messie avoir des enfants avec toutes les femmes du groupe, célibataire ou mariée, de tous âges, sans se cacher de la famille ou du mari. De fait, David Koresh est accusé d'abus sexuels et de viols sur mineurs. On estime à 12 le nombre d'enfants illégitimes qu'il a pu avoir avec d'autres femmes du groupe.

Boire et fumer sont proscrits dans le complexe.

ATF & FBI

Les sigles de l'ATF et du FBI.

Le siège 

Le siège dure 51 jour. Une durée très longue qui finira par peser sur la décision finale de passer à l'attaque.

28 février 1993 : l'assaut

  • Le 28 février 1993, à la suite d'une enquête débutée en mai 1992 sur la détention illégale d'armes à feu (dont des grenades) au siège des Branch Davidans à Mount Carmel, une force d'agents fédéraux de l'ATF et du FBI se rassemble à Fort Hood au Texas. Un convoi de 80 véhicules et 1,6 km de long se met en route pour Waco, à environ 70 km de là.
  • Ils arrivent à 9h45 au Mount Carmel Center et une fusillade éclate immédiatement avec les assiégés.
  • À 9h48, Wayne Martin, un membre de la secte et avocat à Waco, appelle les secours au 911 pour signaler l'attaque et demander un cessez le feu, qui devient effectif à 11h30. Selon le Shérif du Conté, Jack Harwell, les forces de l'ordre sont à court de munitions, mais pas les Davidiens.

Premier bilan : Cinq Davidiens sont tués, dont un Britannique (il y a 33 Britanniques membres de la secte parmi les assiégés, 24 périront) et un Australien, ainsi que le beau-père de David Koresh. Un sixième Davidien est tué 6 heures après le cessez le feu alors qu'il regagne le bâtiment. Le forces de l'ordre affirment avoir été menacées. Quatre agents de l'ATF sont tués durant le combat, 16 sont blessés.

  • À 16h00 David Koresh émet un message relayé par la radio KRLD de Dallas. Il y en aura un autre à 22h00. À 19h30 David Koresh est interviewé par CNN. Le FBI interdira par la suite toute interview.

Qui a tiré en premier ? L'enquête finale désignera les Davidiens, mais la situation est complexe. Un agent de l'ATF déclarera que l'équipe chargée d'enfoncer la porte principale du bâtiment tira en premier pour neutraliser les chiens de la secte, mais il se rétractera au procès. Les Davidiens déclarèrent avoir riposté après avoir essuyé des tirs à travers la porte, dont les impacts accuseraient les forces de l'ordre. Le battant gauche de la porte fut montré au procès. Les impacts désignant autant des tirs entrants que sortants, les accusations se déplacent sur l'absence du battant droit... En bref, un aperçu des débats qui auront lieu après l'affaire.

Les négociations

Des agents de l'ATF établissent le contact avec les assiégés et principalement David Koresh. Des négociations débutent, qui aboutissent rapidement à l'évacuation de 19 enfants hors du complexe. Des filles parmi eux déclarèrent plus tard avoir été sexuellement abusées par David Koresh.

Il reste alors 98 personnes dont 23 enfants dans le complexe.

Le FBI, qui reprend la main sur l'ATF après la mort d'un agent fédéral, fait parvenir une caméra aux Davidiens. David Koresh profite de l'opportunité pour délivrer des messages religieux, présenter ses enfants et ses « épouses », dont des mineures. Le 8 mars une vidéo parvient aux autorités pour les convaincre que personne n'est détenu contre son gré dans le complexe.

Côté négociations, Koresh déclare avoir la volonté de se rendre pacifiquement si un message enregistré par lui est diffusé sur les ondes des radios nationales, ce qui est considéré comme une avancée par le FBI. Mais Koresh prétend avoir été commandé d'attendre par Dieu. Puis il demande du temps pour écrire un texte avant de se rendre. Les conversations avec David Koresh sont difficiles tant celui-ci mélange son propos avec des références religieuses davidiennes, que les négociateurs doivent prendre en compte mais qui leur font perdre patience.

Des techniques de privation de sommeil par émission de bruits d'avions ou des cris d'animaux ou de morceaux de musique sont utilisées. Des hélicoptères survolent continuellement le complexe. L'Armée est appelée pour sécuriser la zone, les barrières autours du complexe ainsi que les véhicules de la secte et de ses membres sont détruits.

Car le temps joue pour Koresh. Les images de Mount Carmel sont diffusées en continue sur les networks TV et font le tour du monde. Déjà les vidéos des assiégés avec les enfants émoussent l'opinion publique. Le siège coûte 1 million de dollars par semaine selon le FBI. La situation sanitaire ne peut que se détériorer à l'intérieur du complexe, avec en plus la crainte d'abus sexuels sur mineurs.

Les forces de l'ordre sont divisées. Une partie est pour continuer les négociations, l'autre pour un assaut. La solution d'utiliser des tireurs d'élite pour abattre Koresh est évoquée. La peur du suicide collectif comme le massacre de Jonestown en 1978, également.

Finalement les autorités montent un plan basé sur l'injection de gaz lacrymogènes à l'intérieur du complexe, sans assaut frontal des forces de l'ordre, pour contraindre les occupants à évacuer le complexe. Le plan est soumis pour approbation à l'Attorney General (Ministre de la Justice) Janet Reno ainsi qu'au Président Bill Clinton qui l'approuvent sur recommandations. L'opération débute le lendemain.

Mount Carmel Waco : les blindés manœuvrent

19 avril 1993 : les blindés manœuvrent à Mount Carmel.

19 avril 1993 : l'attaque finale

  • Le 19 avril vers 6h00 du matin, les policiers avertissent les occupants d'une intervention immédiate, sans utilisation d'armes à feu : « Il est temps de sortir maintenant ». Du côté de la secte, le téléphone est jeté à l'extérieur sous le coup de la colère.
    Deux engins blindés du Génie sont déployés à droite et à gauche du complexe, et un d'eux attaque au bélier la structure, puis pompe le gaz lacrymogène sous pression dans le bâtiment. Il essuie des coups de feu.
    Le FBI tire également des cartouches de gaz à travers les fenêtres.Le complexe comprend un bunker sous terrain en béton. Celui-ci est aussi visé par les gaz. Les blindés occasionnent de dégâts sur les murs dont des morceaux s'effondrent.
    À 6h30 le complexe est entièrement envahi par les gaz, et les forces de l'ordre attendent la sortie des assiégés.
  • Leurs réactions sont désordonnées. À 9h00 les Davidiens hissent une bannière qui réclame à ce que leur téléphone soit réparé. Mais le temps pour négocier est révolu. Le véhicule blindé enfonce la porte principale et injecte plus de gaz. À 10h00 un homme agite un drapeau blanc, et est invité à sortir. Il ne sortira pas.
    L'équipe d'intervention du FBI constate que les assiégés essayent d'éviter les gaz, mais ne sortent pas.
  • Selon les agences gouvernementales qui les écoutent, des Davidiens parlent entre eux de feux qu'ils auraient allumés vers 10h30. D'autres allusions seront faites plus tard. Des survivants ont témoignés avoir vu de jerrycans, et des experts en incendie s'accorderont de façon affirmative sur le fait que de multiples départs de feux accélérés ont bien eu lieu à l'intérieur du complexe.
  • À midi, une membre de la secte, Ruth Riddle, sort du bâtiment avec une disquette contenant le texte sur lequel travaillait David Koresh, Manuscript on the Seven Seals.
  • Les premières flammes visibles de l'extérieur sont signalées à 12h07. Au même moment un autre feu est détecté au rez-de-chaussée. L'incendie progresse vraiment très rapidement sous l'effet attisant du vent, très fort. Des pompiers arrivent de Waco mais ne sont pas autorisés à franchir les barrages avant environ 30 minutes.

Mount Carmel Waco en feu

Mount Carmel en feu.

  • À 12h25 une grosse explosion retentit sur l'aile gauche. A 12h30 une partie du toit s'effondre. D'autres explosions sont entendues. Vers 1h00 le complexe s'effondre entièrement sur lui même, le feu commence à ralentir. C'est fini.
  • À 15h45 les autorités annoncent que David Koresh est mort.

Le bilan est de 76 Davidiens morts et 9 survivants. 35 membres de la secte sont sortis du complexe durant la durée totale du siège.

Selon l'enquête des Texas Rangers, certains occupants du complexe ne pouvaient s'échapper car la sortie leur était refusée par les débris occasionnés par l'action des blindés. Selon l'expertise balistique,  21 dont 6 enfants ont été tués par balle afin de leur éviter une grande souffrance (« mercy shooting »), ou se sont suicidés. D'autres ont été étouffés par la fumée de l'incendie.

Anatomie d'un fiasco

Selon l'avis de la commission indépendante mise en place par l'Université du Maryland, tous ont eu ce jour là suffisamment de temps pour sortir. Mais leur refus les a placé à un point de non-retour. La responsabilité du drame revient à David Koresh et à ses disciples, qui ont disposé de 51 jours pour se décider à sortir de l'immeuble.

Les Branch Davidians détenaient dans leur complexe 305 armes à feu. Des fusils automatiques AK47 et AR15, des pistolet automatiques, des fusils semi-automatiques, des armes de poing. Des centaines de grenades de tous types, des lances-grenades, des masques à gaz, des combinaisons de guerre chimique. On estime qu'un stock de près de 2 millions de cartouches a grillé dans l'incendie.

12 Davidiens furent poursuivis pour possession et utilisation d'armes illégales diverses, et pour les meurtres des 4 agents fédéraux. Quatre furent totalement acquittés, et 8 condamnés à des peines concernant les armes, mais pas les meurtres. Un camouflet pour le FBI. Le dernier fut libéré en 2007.

Les forces de l'ordre et jusqu'au gouvernement des États-Unis furent accusés par des survivants ou des familles des victimes. Toutes les plaintes ont été déboutées, et le gouvernement innocenté par un juge fédéral en 2000. Si des théories de la conspiration sont nées sur les ruines fumantes et télévisées de Mount Carmel, des controverses demeurent.

  • Les négociations auraient pu mener à une issue plus heureuse et plus rapide si les autorités étaient sorties des schémas de négociation classiques, et n'avaient pas cherché à ignorer ou à confronter les croyances de David Koresh.
  • Sont pointées le manque flagrant d'informations, la violence de l'assaut initial et le manque d'imagination des agences gouvernementales pour procéder à l'interpellation de David Koresh, par exemple hors de Mount Carmel. La militarisation de la police est montrée du doigt. Il s'agit du plus grand nombre de victimes commis par des instances gouvernementales contre des citoyens américains depuis la Guerre de Sécession.
  • Qui a ouvert le feu le 28 février ? Les assiégés estimaient avoir été agressés lors du premier assaut et pensaient pouvoir en conserver les traces. Le FBI et l'ATF étaient-elles alors les autorités les plus indiquées auxquelles se rendre pour un Davidien ? 
  • L'origine de l'incendie fut remise en question. L'utilisation des grenades lacrymogènes est montrée encore maintenant (Par exemple la série Waco) comme une source indirecte possible. Les enregistrements sur le conversations des Davidiens entre eux durant l'attaque finale sont de si mauvaise qualité que le FBI fut accusé d'avoir purement inventé tout cette histoire de départs de feux ! Car pourquoi alors ne pas avoir arrêté l'attaque ? Parce que le commandement des opérations n'aurait pas été mis au courant...

Une suite d'erreurs qui appelèrent à des sanctions, à commencer par le licenciement du directeur de l'ATF, Stephen Higgins.

Le Président Bill Clinton écrivit plus tard : « Je regardais les informations sur CNN dans une pièce à côté du bureau ovale et j'ai vu le camp de David Koresh en flammes. Rien ne s'était déroulé comme prévu (…) Je n'avais pas le choix, je devais convoquer la presse et endosser la responsabilité de ce fiasco (…) J'étais furieux contre moi-même, pour avoir donné mon assentiment à ce raid auquel je ne croyais guère ».

Le 19 avril 1995, deux ans jour pour jour après l'assaut de Waco, un extrémiste radical du nom de Timothy McVeigh fait exploser le bâtiment regroupant les organisations gouvernementales à Oklahoma City. Il y eut 168 morts et plus de 600 blessés.

 

Images : Public Domain.


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