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Le gang des postiches
Le dernier gang
16/02/2009 : Parfois comparés à des Robins des Bois modernes, le gang des postiches s'est illustré dans les années 1980 par une vingtaine de braquages de banque. Leur style original et inimitable les a fait rentrer rapidement dans la légende. Et cela, même si leur histoire se termina tragiquement par un ultime casse en 1986, qui allait mener les membres du gang vers la prison ou la mort. Leur butin devait quant à lui ressurgir des années plus tard, lors de l'affaire Michel Fourniret.
Gentlemen braqueurs
L’histoire du gang des postiches commence dès la maternelle.
C’est là en effet que les principaux membres, 5 ou 6 jeunes juifs tunisiens de l’Est de Paris font connaissance.
Après quelques petits coups, ils décident rapidement de passer à la vitesse supérieure.
Ce 29 septembre 1981 a donc lieu la 1ère attaque avérée du groupe de copains, dans une BNP de la rue du Docteur-Blanche dans le XVIème arrondissement.
La technique utilisée par les braqueurs est originale et inattendue. Ils entrent en effet déguisés en bourgeois dans la banque, affublés de fausses moustaches et de fausses barbes.
Cette particularité leur vaut rapidement le surnom de «gang des postiches».
Le rituel est lui aussi très singulier.
Une partie de l’équipe prend en otage «respectueusement» le personnel et les clients de la banque.
Les autres descendent à la salle des coffres, et tranquillement en vident le contenu.
Puis une fois leurs sacs remplis, le groupe s’enfuit, et disparaît dans la nature, parfois à l’étranger.
Jusqu’à qu’il se reforme à nouveau pour un nouvel objectif, une nouvelle banque, un nouveau braquage.
Très vite, les journalistes s’intéressent à ces criminels d’un nouveau genre.
D’autant plus que le gang n’a de cesse de varier ses déguisements.
Jusqu’en 1986, ils sont tour à tour rabbins, officiers de l’armée rouge, et même Georges Marchais, alors secrétaire général du parti communiste !
Du coup, les gens se prennent de sympathie pour le gang.
L’équipe de braqueurs semble alors plus faire partie du folklore que d’une vraie organisation criminelle.
Le gang des postiches entre dans la légende, et les caisses de son butin ne cessent de se remplir.
Pourtant, les braqueurs sont loin d’être des plaisantins.
Mais le succès du gang ne se dément pas durant tout le courant des années 1980.
Et en 1985, il n’a jamais été aussi puissant.
