Dossiers

Peter Kurten

Le vampire de Düsseldorf

L'escalade dans la violence

Rudolf ScheerEn 1925, Kurten est libéré. Il montre alors tous les signes de bonne volonté. Il va même jusqu’à épouser une ancienne prostituée, qui a elle aussi été incarcérée pour meurtre. Le couple s’installe à Dusseldorf, où il a en apparence une vie tout à fait normale. En apparence seulement. Kurten n’a pas oublié ses penchants durant son emprisonnement, et ceux-ci vont brutalement reprendre le dessus.

Le 3 février 1929, une prostituée, Appolonia Kuhn, est laissée pour morte dans les rues de la ville. Victime d’une agression, elle a été victime de plus de 20 coups de couteau. Plus surprenant, son tortionnaire a également essayé d’atteindre son visage. 10 jours plus tard, Rudolph Sheer n’a pas la même «chance». Son cadavre est découvert le lendemain d’une soirée arrosée. Plus de 26 coups de couteau ont entraîné la mort.
Là également, une tempe de la victime a été perforée. La police allemande découvre alors l’inimaginable. L’agresseur aurait frappé Sheer à cet endroit précis pour boire son sang, tel un vampire. Cette hypothèse se confirme le 10 mars, quand c’est une petite fille qui est la victime du tueur. Tuée dans un chantier, elle a les jambes brûlées, et a été frappée violemment au crâne, se tempes ayant été ciblées par l’assassin. Qui encore une fois a tenté de se délecter du sang de sa victime.

La police se trouve impuissante devant ce tueur d’un nouveau genre. Les victimes n’ont aucun point commun entre elles. Même au niveau de leur localisation, on ne peut pas conclure. De temps en temps, le tueur ne termine pas son œuvre. Des femmes sont laissées pour mortes, d’autres refusent de porter plainte de peur des autorités. C’est alors le début de la panique. Les journaux titrent sur «La Bête des Âbimes» qui fait la loi dans la ville de Dusseldorf.
Plus personne n’ose sortir de chez soi. Jusqu’à l’arrestation à la surprise générale d’un suspect, en juillet. Selon les policiers allemands, le coupable serait Johann Strausberg, jeune homme qui aurait tout reconnu au cours de son interrogatoire. Sans qu’un procès ait lieu, on place l’homme en asile psychiatrique. Sans se douter qu’il est totalement innocent.

Photos de victimes de Kurten: Rudolph Scheer, Maria Hann, Ida Reuter et Elisabeth Dorrier



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