Dossiers

Peter Kurten

Le vampire de Düsseldorf

La fin du Vampire

Personne ne saura jamais si Peter Kurten pensait une nouvelle fois à mal en abordant Maria Bundlick, à la gare de Dusseldorf. La jeune femme est alors malmenée par un homme très entreprenant. Kurten décide de s’interposer et fait fuir l’importun. Pour qu’elle se remette de ses émotions, il propose à la jeune femme de prendre un verre chez lui. Sans se douter qu’elle en face de lui le tueur le plus féroce d’Allemagne, Maria Bundlick accepte.

Photo: Le vampire de Düsseldorf de Robert Hossein

Aussitôt arrivé chez Kurten, la jeune femme déchante. Celui-ci se montre tout d’un coup violent, et tente même de violer celle qu’il avait sauvée quelques temps plus tôt. Maria résiste, tient bon. Kurten finalement la laisse partir et rentrer chez elle, en lui faisant promettre de ne rien raconter de cette histoire. Malheureusement pour lui, et heureusement pour la justice, la jeune fille ne tiendra pas sa promesse macabre.
 

Elle décrit son agression à une amie de la ville. Qui ne sera pas la 1ère à lire le courrier qui lui est destiné. La concierge de l’immeuble, en effet, se donne la liberté de fouiller dans les lettres de ses locataires si elle en a la curiosité. La lettre de Maria attire son attention. Elle fait aussitôt le rapprochement avec le Vampire de Dusseldorf. Encerclé, Peter Kurten est finalement arrêté par les forces de l’ordre le 24 mai, quelques jours après sa tentative de viol.

Peter Kurten à son procès

Lors de son procès, le Vampire se montre très coopératif, n’hésitant pas à rentrer dans les détails pour retracer ses meurtres. Il s’accuse d’ailleurs de plus de 80 assassinats, la justice n’en retenant que 9, et 7 tentatives de meurtre. Il reconnaît les faits. Son procès dure 10 jours, et la sentence est finalement prononcée le 13 avril 1931. Elle est sans appel. Peter Kurten est condamné 9 fois à la peine de mort.
Une seule suffira cependant. Le 2 juillet 1931, le Vampire qui avait suscité d’effroi est guillotiné. La fin d’une année d’horreur pour la ville de Dusseldorf.
La légende raconte que les derniers mots de Kurten, alors que la lame allait s’abattre sur lui, étaient les suivants: «J’espère seulement que j’aurai le temps d’entendre le sang jaillir de son corps». Ses vœux furent exaucés au-delà du possible avec son exécution.



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