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Gang de France
Le tour de France du crime
01/07/2010 : Quatre documentaires inédits écrits par Jérôme Pierrat qui retracent l'histoire du grand banditisme et du crime aux quatre coins de la France : Marseille, Toulon, Lyon, Grenoble, Paris et Nantes
Chaque mercredi à 22h30 à partir du 7 juillet
Gang de France
Le pitch
« Gangs de France » - INÉDIT
Produit par Label Image pour 13ème RUE. Ecrit par Jérôme Pierrat et réalisé par Laurent Bergers – 4 x 52 mn - 2009
« Gangs de France » c’est une collection de 4 documentaires inédits écrits par Jérôme Pierrat qui se penchent sur les spécialités locales de plusieurs régions de France : un guide du routard pas comme les autres…celui du crime et du banditisme ! Visite guidée, du côté obscur des plus grandes villes de France, des années 60 à nos jours, grâce à des interviews exclusives de journalistes, avocats de truands, inspecteurs de police, réalisées en voiture, et des images d’archives.
Marseille Toulon
Mercredi 7 juillet à 22h30
« Gangs de France : Marseille – Toulon » - 52 mn.
Marseille, spécialité locale : « le Parrain ».
Pour comprendre comment fonctionne la cité phocéenne, il faut remonter aux années 30 où deux hommes font la loi sur la « Chicago française » : Paul Carbone et François Spirito. Entre trafic de drogue, contrebande et prostitution, pendant 20 ans, ils règnent sur la ville. A partir de là, les « parrains » ne vont cesser de se succéder. Deux figures vont particulièrement marquer ces 30 dernières années : Gaetan Zampa dit Tany et Francis Vanverberghe dit le Belge.
A Toulon, la spécialité locale est la collusion qui existe entre le « Milieu » et le monde politique. Depuis toujours, les hommes politiques se sont servis de petits voyous pour organiser leurs campagnes. Petit à petit, ils sont devenus plus influents. Ces dernières années, c’est Jean-Louis Fargette dit le Grand qui s’est illustré aux côtés du maire de Toulon, Maurice Arreckx. Propriétaire de plusieurs bars et discothèques de la ville, il finançait les campagnes du maire et certains des projets de la ville tout en touchant d’importantes commissions sur les revenus de ceux-ci.
Lyon Grenoble
Mercredi 14 juillet à 22h30
« Gangs de France : Lyon - Grenoble » - INÉDIT - 52 mn - 2010
Produit par Label Image pour 13ème RUE. Ecrit par Jérôme Pierrat et réalisé par Laurent Bergers.
Partez à la découverte de deux villes éclairées par le flash des actualités de morts violentes et de braquages : Grenoble et Lyon. Avec les interviews exclusives de Michel Neyret, directeur adjoint de la DIPJ de Lyon, Hubert Nivon, ancien braqueur et Ronald Gallo avocat de la famille Lamiri victime de la vendetta grenobloise.
Grenoble, spécialité locale : « le règlement de comptes ». Suite au fort essor économique de l’après guerre, Grenoble a subi un afflux massif de population italienne puis maghrébine. Le Milieu a subvenu à leurs « besoins » en fournissant des machines à sous, des filles puis de la drogue. Depuis 40 ans la ville raisonne au son des coups de feu ininterrompu des voyous qui se battent pour contrôler ces marchés et 200 personnes ont déjà perdu la vie
Lyon, spécialité locale « le braquage ». Depuis la fin des années 1960, Lyon est devenue la « Capitale du hold-up ». Un gang surtout s’est illustré : « Le gang des Lyonnais ». Il aurait commis plus de 30 braquages entre 1970 et 1974 sans jamais verser de sang. Le groupe est particulièrement connu pour le hold-up de l’hôtel des Postes de Strasbourg en 1971. Butin : 11 millions de Francs !
Paris Banlieue
Mercredi 21 juillet à 22h30
« Gangs de France : Paris Banlieue » - INÉDIT - 52 mn - 2010
Produit par Label Image pour 13ème RUE. Ecrit par Jérôme Pierrat et réalisé par Laurent Bergers.
Passez le périphérique parisien et venez découvrir les banlieues devenues depuis les années 70, le bastion des voyous spécialistes des braquages, évasions, règlements de compte et trafic de voitures. Avec les interviews de Michel
Ardouin dit « le porte-avion », figure du milieu parisien, d’anciens détenus, d’anciens voyous, et des inspecteurs de la BRB (Brigade de Répression du Banditisme) et de la PJ.
Au Sud, on pratique le braquage et la grande évasion. Les bandits de ces banlieues, en plus d’être organisés et structurés, ont conclu un pacte : si l’un d’entre eux tombe les autres feront tout pour le sortir coûte que coûte. La plus célèbre évasion reste celle de Michel Lepage en hélicoptère de la prison de Bois d’Arcy
A Aubervilliers, le vol et le trafic de voiture sont les spécialités locales. Toutes les infrastructures et la main d’œuvre sont disponibles sur place pour les remettre à neuf.
Le racket de voyous est monnaie courante à Montreuil. Claude Genova en sera la principale figure. Il rêvait de devenir le seul et unique parrain de Paris. Impitoyable avec les collègues qui s’étaient mal tenus, il avait du cœur pour ceux qui étaient dans le besoin. Mais tout à une fin et désormais ce sont les « loulous » des années 90 qui reprennent le flambeau dans l’ombre des augustes figures du passé.
Nantes
13ème RUE ACHÈVE SON TOUR DE FRANCE DU CRIME À NANTES
« Gangs de France – Nantes »
Spécialité locale, Bars à hôtesses
Mercredi 28 Juillet à 22h30
« Gangs de France : Nantes » INÉDIT - 52 mn - 2010
Produit par Label Image pour 13ème RUE. Ecrit par Jérôme Pierrat et réalisé par Laurent Bergers
Si le milieu français s’organise principalement autour de l’axe Paris-Lyon-Marseille , Nantes se pose en capitale malfrate de l’Ouest. Tradition maritime oblige, ses représentants tournent leurs regards vers le large d’où arrivent les marins assoiffés en mal de femmes.
Pour les accueillir, les voyous locaux ont multiplié d’abord les maisons closes, ensuite les bars à hôtesses, jusqu’à en faire la grande spécialité locale. Ces bars vont être le pivot du milieu nantais, blanchissant son argent sale et faisant de leurs propriétaires « d’honnêtes commerçants ».
Apparus dans les années 60 et tenus par des fils de bonne famille avides de pouvoir et d’argent, il n’était pas rare de trouver sur le vieux port un bar de nuit tous les 10 mètres.
Pendant 20 ans, le milieu va être dirigé par Alain Coelier surnommé « le petit Alain ». Puis, dans les années 80, les règlements de comptes et les arnaques à l’assurance vont anéantir ce réseau, la vieille génération se meurt et la nouvelle est quasi inexistante. Les affranchis qui tiraient les ficelles ont laissé la place aux commerçants locaux.
Mais les nouveaux truands nantais ont rebondi. Comme ailleurs, ils sont aujourd’hui dans les quartiers, occupés à trafiquer
cannabis et cocaïne. La tradition est donc sauve et Nantes continue de régner sur ses satellites, Saint-Nazaire, Brest et Lorient.
