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La vérité sur l'Affaire Harry Quebert : comment dire non à Steven Spielberg

Dans une interview, le romancier Joël Dicker raconte comment lui et son Éditeur ont choisi une autre solution.

En 2012 le romancier genevois de 27 ans Joël Dicker sortait La vérité sur l'Affaire Harry Quebert. Un roman  à multiples rebondisements sur l'histoire d'un jeune écrivain qui enquête sur son mentor, accusé d'un vieux meurtre. Des succès critique et publique retentissants, 6 semaines en tête des ventes, plus de 2 millions de livres vendus, des prix —Grand prix du roman de l'Académie française 2012, Prix Goncourt des lycéens— des adaptations en 32 langues, et une version américaine qui flambe. Et bien sûr, l'intérêt du cinéma ou de la télévision pour l'histoire.

En juin 2014, l'Éditeur du livre, Bernard de Fallois, déclarait au Figaro Culture :  « Je sais que le cinéma est un milieu où on ne lit pas, j'attends que les Américains se réveillent, car le roman possède un grand potentiel, il ne peut pas être fait par un Français ». Remarquons que l'action se déroule aux Etats-Unis. Trois ans après la décision a été prise, et elle ne va pas vraiment dans le sens d'abord indiqué : La vérité sur l'Affaire Harry Quebert sera adapté en série TV par Jean-Jacques Annaud —un fan de l'œuvre qui « à mieux compris le livre que moi », dixit Joël Dicker. Patrick Dempsey prend le rôle d'Harry Quebert.

Que s'est-il passé ? Dans une excellente interview donnée à la Radio Télévision Suisse et disponible ici, Joël Dicker évoque comment lui et Bernard de Fallois ont finalement dit non... à Steven Spielberg. D'abord, l'Éditeur avait invité Steven Spielberg à Paris pour un déjeuner. Le magnat de Hollywood déclina l'invitation, répondant qu'il est malheureusement très occupé. Conclusion sans appel : « S'il en vient pas, c'est que ça ne l'intéresse pas ! ». Et puis les derniers film de Spielberg « ne sont pas très bons ». Parole d'Éditeur cinéphile ! Dicker évoque aussi une certaine rigidité par rapport au script en cours à Hollywood, qui n'est pas propice au « libre cours ». Or Joël Dicker n'est pas contre quelques modifications « qu'il n'a pas pu faire » dans le livre...

Bang ! Get back Steven !


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